05
Janvier
2012
|
00:00
Europe/Paris

Suite à la parution des indicateurs de marché du 4ème trimestre 2011 par Immostat-IPD, les directeurs de CBRE réagissent.

Marc-Henri Bladier, Directeur Général (Agency) commente au sujet du marché des bureaux franciliens :


 


Au terme de cette année 2011, un peu plus de 2,4 millions de m² ont été placés, soit une progression de 13 % par rapport à 2010. Ce bon résultat est à attribuer en grande partie aux « mega deals » (3 > 70 000 m²), notamment au cours du 3ème trimestre (2). Le 4ème trimestre, traditionnellement un des plus actifs, a marqué le pas cette année avec seulement

491 100 m² commercialisés. Au total, 68 transactions de plus de 5 000 m² ont été recensées pour un volume total de près d’1 million de m².


Au final, outre les très grandes transactions et quelques exceptions géographiques, l’activité a été, en moyenne, relativement similaire à celle observée en 2010. Certes, le marché fait preuve d’une résistance étonnante eu égard au contexte économique ambiant. Pour autant, la résilience des entreprises ne remet pas en question la prudence dont elles font preuve. En effet, la demande exprimée se caractérise toujours par sa fragilité et son restockage à fin 2011 pose question quant à l’activité à venir.


Sans surprise, le stock d’offre est quasi stable avec un peu plus de 3,6 millions de m², soit 6,6 % de vacance. Le marché reste équilibré entre l’afflux d’offres et la consommation des surfaces. Une fois n’est pas coutume, les lancements « en blanc » demeurent encore rares en raison du défaut de financement et des incertitudes quant à la tenue des loyers.


Face à la rareté de l’offre neuve dans les quartiers centraux, le loyer « prime » facial parisien demeure élevé. Le reste du marché est plus hétérogène. Les loyers sont dans l’ensemble stables mais des baisses sont encore fréquentes pour les produits et localisations secondaires.


Les avantages commerciaux considérés comme un acquis pour bon nombre d’utilisateurs demeurent une variable d’ajustement importante dans les négociations. Ils sont compris en moyenne entre 1,5 et 2 mois de franchise par année d’engagement mais peuvent aller au-delà dans certaines localisations où l’offre a du mal à s’écouler.


 


 


 


Didier Malherbe, Directeur Général Adjoint (Global Logistic Services) :


En Ile-de-France et dans le sud de l’Oise, la demande placée en entrepôts > 5 000 m² (classes A et B, frigorifiques et messageries) s’élève à 1 045 600 m² à l’issue de 2011. Elle affiche une forte croissance (+ 42 %) par rapport à 2010, en faisant la 2ème meilleure année enregistrée depuis 2006. Le 4ème trimestre a performé, avec 434 600 m² transactés, record historique. Ces résultats sont en grande partie liés à la concrétisation d’opérations clés-en-main, engagées de longue date et représentant des développements conséquents. Ceci explique par ailleurs la forte proportion de bâtiments de classe A dans la demande placée (81 %, + 10 points en un an).


Le stock disponible diminue mais reste encore à un niveau élevé, conséquence de l’importance des clés-en-main qui favorisent également son obsolescence.


Enfin, les valeurs locatives faciales sont stables en 2011, après un fort « repricing » sur les entrepôts « prime » en 2009 et 2010. Le marché reste néanmoins hétérogène, en fonction de la localisation des bâtiments et de leur qualité.


 


Antoine Derville, Président (Capital Markets) a déclaré :


Un peu plus de 15 milliards d’euros ont été engagés en immobilier d’entreprise banalisé sur l’ensemble de l’année 2011 en France (dont près de 11,3 milliards d’euros en Ile-de-France d’après Immostat-IPD), soit une progression d’environ 30 % sur un an. Cette nette amélioration du marché en pleine tourmente économique et financière confirme la dimension sécurisée de l’immobilier aux yeux des investisseurs. La traditionnelle pression à la conclusion des négociations en fin d’année a une nouvelle fois joué à plein, la saisonnalité étant devenue très marquée depuis la crise. En effet, avec près de 6,5 milliards d’euros échangés, les 3 derniers mois de 2011 s’inscrivent parmi les 5 meilleurs trimestres jamais enregistrés. La fin programmée du 210 E, les incertitudes quant à l’évolution future des valeurs, le besoin pour certains acteurs de dégager des plus-values afin de compenser des pertes mobilières ont permis de réalimenter le marché en produits de qualité. En face, malgré la quasi-absence de dette, la demande est restée très soutenue en raison de l’importance des fonds propres cherchant à se placer dans l’immobilier. Ce qui a permis aux taux de rendement locatif « prime » de se maintenir dans un contexte de remontée des taux longs, avec pour les meilleurs actifs bureaux parisiens d’un volume liquide des valeurs autour de 4,5 %.