06
Janvier
2011
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00:00
Europe/Paris

Suite à la parution des indicateurs de marché du 4ème trimestre 2010 par Immostat-IPD, les directeurs de CB Richard Ellis réagissent.

Suite à la parution des indicateurs de marché du 4ème trimestre 2010 par Immostat-IPD, les directeurs de CB Richard Ellis réagissent.


Marc-Henri Bladier, Directeur Général (Agency) commente au sujet des bureaux franciliens :


 


Au terme de l’année 2010, le volume placé de bureaux en Ile-de-France atteint près de 2,2 millions de m², soit une hausse de 15 % par rapport à 2009. Malgré un 4ème trimestre moins actif que traditionnellement, nous retrouvons un niveau comparable à 2005. 2010 a donc été une bonne année.


Paris a particulièrement performé cette année, représentant 43 % de la demande placée notamment grâce à la bonne tenue des transactions portant sur des surfaces inférieures à 3 000 m². Malgré un léger mieux en fin d’année, l’activité en 2ème Couronne a tout de même eu du mal à décoller. Bien que quelques transactions significatives aient été observées, le marché de La Défense est resté en retrait.


Le stock immédiat s’élève à 3,6 millions de m², soit une stabilité continue depuis 5 trimestres consécutifs. Si dans certains secteurs, les utilisateurs ont encore le choix, certains produits commencent à faire défaut. La quasi-absence de lancements « en blanc » pèsera inévitablement sur la qualité du stock à court terme.


Antoine Derville, Président (Capital Markets) a déclaré :


Un peu moins de 11 milliards d’euros ont été engagés en immobilier d’entreprise banalisé sur l’ensemble de l’année 2010 en France (dont près de 8,3 milliards d’euros en Ile-de-France d’après Immostat), soit une progression de 42 % sur un an. L’amélioration du marché de l’investissement se confirme donc, la traditionnelle pression à la conclusion des négociations en fin d’année ayant une nouvelle fois joué à plein. Ainsi, le 4ème trimestre s’est révélé particulièrement actif, avec 4,6 milliards d’euros échangés, un niveau jamais atteint depuis fin 2007. La conclusion de quelques belles transactions en VEFA ainsi que l’activité retrouvée d’acteurs tels que les foncières constituent indéniablement des signaux positifs. Rappelons toutefois que nous restons loin des niveaux d’engagement d’avant la crise, les bureaux « prime » et les commerces continuant de focaliser l’intérêt des investisseurs. Le marché est par ailleurs moins solide qu’il n’y paraît. Les acquéreurs s’interrogent toujours devant la faible visibilité sur l’environnement économique et financier à moyen terme ainsi que devant la forte et rapide chute des taux de rendement « prime » enregistrée depuis le printemps 2009. Ces derniers sont cependant désormais en voie de stabilisation.


 


Didier Malherbe, Directeur Général Adjoint (Grands Comptes Logistique) :


La demande placée en entrepôts > 5 000 m² atteint 709 200 m² en Ile-de-France et dans l’Oise à l’issue de l’année 2010. Contrairement aux autres marchés régionaux, elle a fortement progressé par rapport à 2009 (+ 26 %), particulièrement grâce à un 1er trimestre très performant (45 % des volumes transactés). Favorisé par un stock disponible de bonne qualité et par des valeurs locatives repositionnées, le marché a été favorable aux utilisateurs, essentiellement des grands distributeurs et des logisticiens.


Après avoir atteint un niveau historique, l’offre immédiate amorce une phase de stabilisation, engendrée par le gel des mises en chantier et par le bon niveau de demande placée.