07
Octobre
2013
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00:00
Europe/Paris

Suite à la parution des indicateurs de marché du 3ème trimestre 2013 par Immostat, les directeurs de CBRE réagissent.

Nicolas Verdillon, Directeur (Capital Markets) a déclaré :


« Environ 10,6 milliards d’euros ont été engagés en immobilier d’entreprise banalisé depuis le début de l’année en France (dont 7,9 milliards d’euros en Ile-de-France d’après Immostat), soit une progression de 14 % sur un an. Comme attendu, l’été a été particulièrement actif, avec 4,6 milliards d’euros investis sur le seul 3ème trimestre 2013. En effet, les fondamentaux du marché apparaissent plutôt solides, avec une offre assez abondante et variée permettant de répondre à une demande toujours soutenue et surtout plus diversifiée en termes de cibles. J’en veux pour preuve la moindre hyperconcentration des échanges dans la capitale, le poids de Paris étant tombé à 30 % depuis le début de l’année, contre 50 % en 2012 à la même époque. Un mouvement qui profite à la proche périphérie francilienne, aux rendements plus attractifs, les transactions sur des immeubles neufs ou récents dans des communes telles que Boulogne, Chatillon, Clichy, Issy, Malakoff, St Ouen ou St Denis ayant animé l’été. La pression sur les taux « prime » parisien se relâche donc un peu. Surtout que les investisseurs demeurent sélectifs, écartant un risque de surchauffe du marché, comme l’atteste la frilosité vis-à-vis de certains actifs commercialisés, y compris avec de belles adresses parisiennes, en raison d’objectif de prix trop ambitieux. »


Roman Coste, Directeur Général (Agency) commente au sujet du marché des bureaux franciliens :


« Avec 1,3 million de m² durant les 9 premiers mois de 2013, la demande placée est en baisse de – 30 % sur un an, essentiellement en raison de la torpeur des grandes transactions dont le volume a reculé de moitié. Les secteurs d’affaires traditionnels ont plutôt bien résisté, contrairement aux 1ères et 2ème Couronnes.


Le stock immédiat (3,76 millions de m²) reste assez stable.


Malgré la révision à la hausse des perspectives de croissance du PIB en 2013, les fortes contraintes économiques continueront à peser sur l’activité. À 3 mois de la fin de l’année, le rattrapage escompté des grandes transactions sera probablement partiel, laissant présager un volume autour de 1,8 million de m² placés en 2013. Si les négociations actuelles concernant les grandes surfaces se concrétisent d’ici la fin d’année, cette barre pourrait être dépassée.  Il n’en demeure pas moins que seul un retour pérenne de la croissance pourra améliorer durablement la situation. »