06
Octobre
2010
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00:00
Europe/Paris

Suite à la parution des indicateurs de marché du 3ème trimestre 2010 par Immostat-IPD, les directeurs de CB Richard Ellis réagissent.

Marc-Henri Bladier, Directeur Général (Agency) commente au sujet des bureaux franciliens :


 


La demande placée de bureaux en Ile-de-France atteint 1,6 million de m² au terme des 9 premiers mois de l’année, soit 28 % de mieux qu’à la même période l’an dernier. Nous retrouvons ainsi un niveau proche de celui enregistré en 2005.


Le 3ème trimestre 2010 a été légèrement moins actif que les 2 précédents en raison du mois d’août habituellement atone. Mais au final, le rythme de commercialisation du 3ème trimestre est cohérent avec le 1er semestre. Paris Centre Ouest continue de se renforcer avec toujours une bonne activité sur les petites et moyennes surfaces. En 2ème Couronne, le marché a été plutôt calme au cours du 3ème trimestre. La perspective d’atterrissage de la demande placée francilienne pour 2010 est comprise entre 2,1 et 2,3 millions de m².


Le stock immédiat est stabilisé depuis plusieurs trimestres consécutifs à 3,6 millions de m², soit un taux de vacance de 6,8 %. Malgré un marché encore relativement sain en termes de choix d’offres, des poches de rareté sur les immeubles de bonne qualité de taille moyenne à grande commencent à percer çà et là. En effet, les lancements « en blanc » restent anecdotiques notamment à cause de la réticence des banques à financer. Les pré-commercialisations et les clés-en-main devraient progressivement reprendre de la vigueur en l’absence d’offre adéquate.


Antoine Derville, Président (Capital Markets) a déclaré :


Un peu plus de 6,2 milliards d’euros ont été engagés sur les 9 derniers mois en France (dont près de 4,4 milliards d’euros en Ile-de-France d’après Immostat), soit une progression de

52 % sur un an. L’amélioration du marché de l’investissement se poursuit, même si le blocage persiste pour les actifs non sécurisés ou de qualité secondaire. L’attractivité de la France se confirme avec l’arrivée de nouveaux acteurs étrangers. L’assouplissement des critères de sélection des investisseurs est en marche, que ce soit en termes de localisation ou de typologies d’actifs. Le marché « core » a retrouvé de la profondeur et nous devrions dépasser d’ici la fin 2010 les 9 milliards d’euros d’engagements. Toutefois, des interrogations commencent à émerger, relatives notamment à l’évolution des rendements locatifs. La forte concurrence pour les meilleurs actifs a en effet conduit à une compression très rapide des taux « prime » ces derniers mois, dans un contexte de taux financiers historiquement au plancher. Ainsi, le « prime » bureau s’établit désormais à 4,85 %. Mais si le marché recèle encore une marge de baisse des rendements à court terme au vu du fort déséquilibre entre l’offre et la demande, jusqu’où peut-elle aller ?