08
Juillet
2013
|
00:00
Europe/Paris

Suite à la parution des indicateurs de marché du 2ème trimestre 2013 par Immostat, les directeurs de CBRE réagissent

Nicolas Verdillon, Directeur (Capital Markets) a déclaré :


« Environ 3,2 milliards d’euros ont été engagés en immobilier d’entreprise banalisé au 2ème  trimestre 2013 en France (dont près de 2,5 milliards d’euros en Ile-de-France d’après Immostat), soit un recul de 24 % sur un an, comparativement il est vrai à un 2ème trimestre 2012 qui avait été marqué par des transactions d’envergure réalisées par les fonds souverains. Toutefois, les investissements cumulés du 1er semestre dépassent les 5,7 milliards d’euros, un volume relativement stable par rapport au 1er semestre 2012 (- 5 %). Surtout, des promesses significatives sont en attente de finalisation. Quant à l’offre, elle apparaît plus abondante, en particulier sur les gros volumes, et qualitative, avec même quelques produits d’exception proposés à la vente. En face, la demande des investisseurs est bien présente et continue d’évoluer, avec pour les beaux produits parfaitement sécurisés un élargissement du champ géographique de recherche des acquéreurs, mais aussi une détente du marché des actifs à valeur ajoutée grâce à l’assouplissement des exigences des vendeurs. Tous ces éléments laissent présager d’un bon niveau d’activité sur la 2ème partie de l’année. Dans ce contexte, les taux de rendement « prime » parisiens restent stabilisés à des niveaux très faibles et la pression baissière gagne les localisations tertiaires de la proche périphérie disposant d’immeubles de qualité loués à des valeurs de marché, avec par exemple des taux pouvant atteindre voire descendre sous les 6 % en 1ère Couronne Nord. »


Roman Coste, Directeur Général (Agency) commente au sujet du marché des bureaux franciliens :


« Immostat vient de dévoiler les chiffres de la demande placée de bureaux franciliens. Elle s’élève à 407 500 m² au 2ème trimestre 2013 soit – 20 % sur un an. L’activité du 1er semestre 2013 atteint ainsi 832 900 m² placés, en recul annuel de – 19 %.


Ce résultat semestriel, significativement en dessous de la moyenne de longue période, n’est pas une surprise : l’environnement économique ne s’étant pas amélioré, nous ne pouvions pas espérer beaucoup mieux. Sur le créneau des petites surfaces (< 1 000 m²), qui font généralement preuve de résistance, la baisse est en phase avec la moyenne régionale. Les surfaces de  1 000 à 5 000 m² ont mieux tenu alors que les grandes transactions ont connu une forte correction (- 30 %) malgré un nombre en légère baisse (25 contre 28 un an avant).


Seul le Croissant Ouest sort du lot ce semestre dans ce marché maussade.


Toutefois si l’activité du marché n’est pas sensationnelle, le contexte actuel aurait pu cristalliser complètement le marché. Mais ce n’est pas le cas. Les opportunités restent présentes, favorisées par la baisse des loyers économiques et des propriétaires réceptifs dans les négociations. La barre des 2 millions de m² commercialisés reste en ligne de mire pour 2013.


La vacance immédiate progresse légèrement et atteint 6,7 % du parc. Nous restons vigilants sur les volumes futurs qui pour le moment préservent les équilibres de marché à moyen-terme. »


Didier Malherbe, Directeur Général Adjoint (Global Logistic Services) :


« En ligne avec 2012, les marchés franciliens et du Sud de l’Oise marquent une nouvelle baisse au 1er semestre 2013. Avec 177 700 m² transactés, la demande placée > 5 000 m² (entrepôts de classes A et B, frigorifiques et messageries) diminue très nettement par rapport au 1er semestre 2012 (- 42 %). Sur les 14 transactions réalisées, 13 ont porté sur des prises à bail de bâtiments en état d’usage. Même si ce semestre a vu se signer des opérations clés-en-main, ces transactions actuellement en cours d’instruction ne seront prises en compte que fin 2013, voire en 2014.


Ce semestre témoigne également d’un bilan en baisse pour le couloir rhodanien, traditionnellement le 2ème marché français, et ce essentiellement en raison d’un 1er trimestre sans aucune signature. Ceci impacte logiquement le poids de la dorsale Nord/Sud qui, avec moins de 60 % des volumes, marque un recul relatif par rapport à la demande placée nationale.


Avec 652 700 m², les surfaces commercialisées en régions en entrepôts > 10 000 m² (hors Ile-de-France) sont quant à elles en progression par rapport au 1er semestre 2012, en raison d’un certain nombre de transactions réalisées dans le diffus et pour le compte d’acteurs de la grande distribution ou du commerce spécialisé, très consommateurs de grandes surfaces.


Par conséquent, sur la base de ces 6 premiers mois et de la connaissance des dossiers aujourd’hui en cours, nous anticipons un atterrissage de la demande placée d’ici la fin de l’année à un niveau à peu près équivalent à celui de 2012 soit, malheureusement, un niveau assez bas. »