05
Juillet
2012
|
00:00
Europe/Paris

Suite à la parution des indicateurs de marché du 2ème trimestre 2012 par Immostat-IPD, les directeurs de CBRE réagissent.

Marc-Henri Bladier, Directeur Général (Agency) commente au sujet du marché des bureaux franciliens :


« La baisse d’activité se confirme sur le marché francilien avec 429 000 m² placés au cours du 2ème trimestre, portant le total du 1er semestre 2012 à 960 000 m² (- 18 % par rapport à l’an dernier).


Le coup de frein a été sensible sur l’ensemble des marchés, quels que soient le créneau de surface et la localisation. Le contexte économique pèse particulièrement sur les projets immobiliers des grandes entreprises, seulement 10 transactions supérieures à 5 000 m² ont été conclues sur le trimestre. Le marché des petites et moyennes transactions résiste mieux dans les secteurs d’affaires traditionnels de Paris et du Croissant Ouest alors que l’activité est restée atone à La Défense.


Les utilisateurs potentiels restent prudents et préfèrent, pour la majorité, reporter (ou éviter) toute décision immobilière. Double conséquence, les délais de commercialisation sont à leur point haut tandis que les renégociations reprennent de la vigueur, les propriétaires y étant favorables, parfois au prix de nombreuses concessions.


 


Malgré le ralentissement de l’activité locative, le stock d’offres est encore stable au 1er juillet 2012 avec 3,6 millions de m² immédiatement disponibles, soit 6,5 % de vacance. Les livraisons resteront limitées d’ici la fin d’année, les lancements « en blanc » sont rares, le climat économique et les conditions de marchés actuelles n’incitant à aucune prise de risque même pour développer des programmes dans des localisations tertiaires réputées sécurisées.


 


À Paris, la tension sur l’offre de qualité maintient les niveaux de loyers alors que des baisses de valeurs sont fréquentes en périphérie, principalement sur des localisations où l’offre disponible peine à s’écouler. De plus en plus de propriétaires ont revu les loyers de présentation à la baisse pour tenter de susciter l’intérêt d’utilisateurs aux comportements opportunistes, souvent en position de force lors des négociations. Les avantages commerciaux demeurent également conséquents, compris en moyenne entre 1,5 et 2 mois de franchise par année d’engagement et parfois au-delà dans certaines localisations secondaires. »


 


 


Antoine Derville, Président (Capital Markets) a déclaré :


« En France, environ 3,8 milliards d’euros ont été engagés en immobilier d’entreprise banalisé au 2ème trimestre 2012 (dont 3,4 milliards en Ile-de-France d’après Immostat-IPD). Cela porte les engagements du 1er semestre à un peu moins de 5,7 milliards d’euros, soit

+ 22 % sur un an. Cela en fait le meilleur 1er semestre depuis 2008, mais ces résultats sont notamment dus à des transactions d’envergure, pour certaines sous promesse depuis plusieurs mois. Il convient de rester mesuré compte tenu du contexte difficile qui favorise les stratégies très sécurisées : faibles perspectives de croissance, tendance à une certaine pression locative, incertitude fiscale, resserrement des conditions de financement, crise des dettes souveraines, … La prudence ne doit cependant pas céder au pessimisme puisque des liquidités relativement abondantes cherchent toujours à se placer en immobilier d’entreprise, qui reste un placement de choix, notamment en temps de crise. »


 


 


Didier Malherbe, Directeur Général Adjoint (Grands Comptes Logistique) :


« En Ile-de-France et dans le sud de l’Oise, la demande placée en entrepôts > 5 000 m² (classes A et B, frigorifiques et messageries) s’élève à 308 800 m² au 1er semestre 2012, soit une baisse annuelle de – 2 %. Le 1er trimestre a été particulièrement dynamique, avec près de 230 000 m² commercialisés, néanmoins à relativiser car une grande transaction a alors été signée (94 300 m² acquis par Intermarché à Vert-Saint-Denis). Au 2ème trimestre le marché a commencé à montrer des signes de ralentissement. En effet, 9 transactions ont été enregistrées, pour un total de 82 200 m², dont seulement 3 > 10 000 m². Le contexte économique tendu et incertain rend les acteurs de plus en plus attentistes. De nombreuses décisions sont repoussées à 2013 et les opérations clés-en-main sont très longues à réaliser. Le ralentissement actuellement constaté devrait donc s’amplifier au 2nd semestre.


 


Le marché des régions (hors Ile-de-France), au ralenti depuis un certain temps, peine toujours à se relever. 325 200 m² ont été placés au 1er semestre pour les entrepôts > 10 000 m² (classes A et B, frigorifiques et messageries), en recul de – 29 % pour rapport au 1er semestre 2011. À l’inverse de l’Ile-de-France, le 2ème trimestre a été plus actif (190 100 m² transactés), en particulier grâce au couloir rhodanien. Ce marché, qui tirait déjà son épingle du jeu au début de l’année, polarise presque la moitié de la demande placée en régions sur les 6 premiers mois de 2012. »