05
Avril
2013
|
00:00
Europe/Paris

Suite à la parution des indicateurs de marché du 1er trimestre 2013 par Immostat, les directeurs de CBRE réagissent.

Roman Coste, Directeur Général (Agency) commente au sujet du marché des bureaux franciliens :


« Avec 393 500 m² placés durant le 1er trimestre 2013 (chiffres Immostat), l’activité du marché des bureaux franciliens est en retrait de – 24 % sur un an.


Cette baisse a touché la plupart des secteurs, quels que soient le segment de surface et la localisation, avec un recul sensible du nombre d’opérations > 5 000 m² (12 ce trimestre contre 17 un an auparavant). Le marché des transactions comprises entre 1 000 m² et 5 000 m² dans Paris et le Croissant Ouest a cependant mieux résisté.


Ce fléchissement d’activité illustre la situation économique difficile que nous traversons, caractérisée entre autres par une croissance atone, de fortes incertitudes économiques et fiscales et des marges des entreprises sous pression. Les propriétaires ont été entreprenants afin de conserver leurs locataires par des renégociations, ce qui a participé à limiter les volumes placés.


Malgré tout, la majorité des mouvements du 1er trimestre a été motivée, comme en 2012, par la recherche de rationalisation des surfaces et la réduction des coûts. Cette tendance se poursuivra durant le reste de l’année. D’autre part, la pression à la baisse des loyers faciaux joints à des avantages commerciaux importants dans certains secteurs crée et créera des opportunités de mouvement pour les utilisateurs. Des raisons d’y croire sont donc encore là. J’ajouterais que 2012 a montré qu’un retard d’activité en début d’année, même conséquent, peut être rattrapé par la suite. Il faut donc rester prudent. En somme, même si ce 1er trimestre 2013 est décevant et dénote un environnement compliqué, on ne doit pas oublier que le 1er trimestre ne fait pas l’année. »


 


 


Nicolas Verdillon, Directeur (Capital Markets) a déclaré :


« Un peu moins de 2,6 milliards d’euros ont été engagés en immobilier d’entreprise banalisé au 1er trimestre 2013 en France (dont près de 2,1 milliards d’euros en Ile-de-France d’après Immostat), soit une progression de 40 % sur un an. Le début d’année a notamment été animé par la concrétisation de négociations engagées en 2012, l’absence de « couperet fiscal » ayant rendu la finalisation des opérations en fin d’année dernière moins impérative qu’en 2011. Par ailleurs, le volume d’investissement du 1er trimestre, s’il apparaît en nette progression comparativement aux performances de début d’année enregistrées depuis 2009, reste loin de sa moyenne long terme. Ce résultat reste donc à relativiser. Il atteste néanmoins que, malgré la conjoncture économique déprimée et les craintes quant à la perte d’attractivité de la France auprès des investisseurs internationaux, la demande en immobilier d’entreprise reste bien présente, principalement pour les produits sécurisés, et supérieure à l’offre, avec une bonne profondeur de marché pour les montants compris entre 50 et 200 millions d’euros. Dans ce contexte, 2013 pourrait être paradoxalement une « bonne » année pour les investisseurs nationaux. Si les taux « prime » sont stabilisés à des niveaux très faibles, proches ou égaux à 4 % pour les bureaux et les commerces parisiens, la poursuite de l’orientation baissière des taux longs permet de maintenir un « spread » immobilier attractif. »