11
Avril
2011
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00:00
Europe/Paris

Suite à la parution des indicateurs de marché du 1er trimestre 2011 par Immostat-IPD, les directeurs de CB Richard Ellis réagissent.

Marc-Henri Bladier, Directeur Général (Agency) commente au sujet des bureaux franciliens :


 


Avec 613 100 m², la demande placée de bureaux en Ile-de-France enregistre une hausse de 21 % par rapport à la même période en 2010 et de 36 % par rapport au 1er trimestre 2009. Si l’ensemble du marché s’est bien tenu en ce début d’année, force est de constater que la transaction de plus de 80 000 m² de Thalès à Gennevilliers, pèse sur le volume global mettant ainsi en perspective le secteur Péri-Défense. Représentant 38 % du volume commercialisé, le marché parisien a confirmé son dynamisme initié en 2010. En revanche, La Défense se fait remarquer par son absence sur le marché de la grande transaction


Après plusieurs trimestres successifs de stabilité, le stock immédiat enregistre une hausse de 4 % par rapport au trimestre précédent pour s’établir à 3,7 millions de m², résultant à la fois de grandes livraisons et de libérations de petites et moyennes surfaces.


Les utilisateurs continueront d’avoir le choix cette année mais ils devront faire de plus en plus de concessions sur la qualité ou sur la localisation des immeubles. En effet, le stock de qualité sera progressivement consommé sans être réalimenté en raison de l’absence de lancements « en blanc » depuis plus de deux ans.


Si les valeurs locatives « prime » sont tirées à la hausse par cet effet de rareté, elles sont plutôt stables sur le reste du marché, voire même orientées à la baisse sur des secteurs et/ou des produits secondaires.


Antoine Derville, Président (Capital Markets) a déclaré :


Un peu moins de 2 milliards d’euros ont été engagés en immobilier d’entreprise banalisé au 31 mars 2011 en France (dont environ 1,3 milliards d’euros en Ile-de-France d’après Immostat). Ce volume apparaît modeste après une fin d’année 2010 particulièrement active qui avait bénéficié à plein de la traditionnelle pression à la conclusion des affaires en cours. Toutefois, sur un an, la croissance du volume trimestriel d’engagements atteint + 34 %. L’ouverture du marché se poursuit certes, mais à un rythme très lent. Par ailleurs, l’écart se creuse entre les prétentions des vendeurs et les positions des acquéreurs, qui commencent à anticiper la probable hausse du coût de l’argent. Ainsi, les taux « prime » sont aujourd’hui en cours de stabilisation. Cependant, l’attrait des investisseurs pour les bons produits sécurisés reste fort, avec des marques d’intérêt notables de la part de nouveaux entrants sur le marché, en particulier d’importants institutionnels étrangers.