12
Janvier
2010
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00:00
Europe/Paris

Suite à la parution des données de marché 2009 par Immostat-IPD, les directeurs de CB Richard Ellis réagissent et livrent leurs premières analyses pour 2010

 


Marc-Henri Bladier, Directeur Général (Agency) commente au sujet des bureaux franciliens :


«  En 2009, les entreprises ont voulu comprimer tous les postes de coûts, et l’immobilier n’a pas été épargné. Ceci s’est traduit par une baisse de 30 % de la demande exprimée en volume. Les entreprises ont renégocié leurs baux, se sont intéressées à des surfaces moins importantes et à des loyers moins élevés. Les grandes entreprises ont privilégié les regroupements. Par ailleurs, dans un contexte difficile, les petites et moyennes surfaces ont fait preuve d’une meilleure résistance et ont maintenu leur volume de commercialisation, grâce notamment aux locaux de seconde main plus abordables. L’année aura été marquée par l’accélération de la baisse des loyers. Le repricing initié en 2008 à Paris s’est étendu au reste de la région et a rendu fin 2009 une meilleure cohérence géographique aux valeurs locatives franciliennes. »


Il rajoute pour 2010 :


« 2010 ressemblera à 2009 avec des moteurs de la demande identiques et probablement des volumes transactés assez proches. La dynamique du marché pourrait cependant venir des fusions-acquisitions et du secteur public. La baisse des loyers va se poursuivre partout en Ile-de-France en 2010, notamment en 1ères Couronnes et dans les zones où l’offre est abondante. »


Le Président de Capital Markets, Antoine Derville, délivre son analyse du marché de l’investissement :


« Après un début 2009 très difficile, le marché de l’investissement en immobilier d’entreprise banalisé a, comme nous l’espérions, retrouvé de la vigueur au 4ème trimestre. C’est particulièrement vrai en Ile-de-France, et plus spécifiquement dans la capitale, où plus de la moitié des actifs transactés dans l’année l’a été durant ces trois derniers mois. Cela atteste de l’appétit retrouvé des investisseurs pour l’immobilier, du moins pour les meilleurs actifs et localisations, la prime de risque étant redevenue fortement attractive. »


« Nous anticipons pour l’année 2010 un marché encore convalescent, avec des volumes qui resteront modestes, se rapprochant des niveaux enregistrés en 2008. En effet, tant que les investisseurs ne seront pas rassurés sur l’évolution future des loyers et que la dette sera absente, l’attentisme restera fort vis-à-vis des produits et des localisations secondaires, qui représentent l’essentiel des offres. »


Concernant le marché de la logistique en France, Didier Malherbe, Directeur Général Adjoint, précise :


« Le marché de la logistique a été fortement touché par la crise en 2009 et affiche un net ralentissement des transactions qui se répartissent essentiellement sur l’axe Nord/Sud. En effet, l’année s’est caractérisée par un fort attentisme des acteurs, engendrant de nombreux reports de projets, en raison du manque de visibilité. L’augmentation des stocks a été très importante sur les deux principaux marchés que sont l’Ile-de-France et le couloir rhodanien. Notons que ces marchés disposent dorénavant d’offres de très bonne qualité. Globalement, le quasi-arrêt des mises en chantier depuis plusieurs trimestres a permis de modérer la hausse des stocks dans certaines régions. »


« 2010 devrait être favorable aux utilisateurs, avec plus de choix, des produits de qualité et des prix repositionnés, sous réserve d’une meilleure visibilité à court et moyen termes. Nous anticipons par ailleurs des volumes placés équivalents à ceux de 2009. Quant aux stocks, ils pourraient se stabiliser et l’essentiel des bâtiments neufs trouver preneur. »