08
Avril
2009
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00:00
Europe/Paris

Mise en perspectives des derniers chiffres Immostat du 1er trimestre 2009

Marché des bureaux en Ile-de-France, Marc-Henri Bladier, Directeur Général CB Richard Ellis Agency


Bien que les grandes transactions aient permis le maintien de l’activité globale des bureaux en Ile-de-France en 2008, la baisse s’est progressivement accentuée, notamment sur les petites et moyennes surfaces. Le 1er trimestre 2009 vient confirmer le 4ème trimestre 2008 qui avait déjà marqué le pas. Ainsi, avec 439 400 m² recensés au terme des 3 premiers mois de l’année, si la demande placée recule de 25 % par rapport au 1er trimestre 2008, cette baisse est moins marquée par rapport au 4ème trimestre (- 10 %). Les grandes transactions représentent ainsi près de la moitié du volume placé sur les 3 premiers mois de l’année. En revanche, les autres segments de surface continuent de peiner.


Malgré un recul de la demande exprimée, celle-ci est tout de même présente. Les utilisateurs en fin de baux expriment des besoins réels. Cependant, dans le contexte actuel, ces derniers hésitent souvent entre la renégociation / renouvellement de leur bail et la recherche de nouveaux locaux. La décision finale dépend des opportunités dont l’objectif principal est aujourd’hui la recherche d’économies globales (loyer, charges, ratio poste de travail / m², coût du déménagement…).


Le recul de l’activité, une absorption nette négative ont pour conséquence une augmentation mécanique du stock disponible. Il s’établit au 1er avril 2009 à 2,96 millions de m², soit une hausse annuelle de 21 % et de 8 % par rapport au 1er janvier 2009. Le taux de vacance francilien s’établit ainsi à 5,6 %.


Sur un marché qui se rééquilibre à la faveur des utilisateurs, les loyers faciaux s’ajustent à la baisse. Les propriétaires consentent à diminuer les loyers de présentation pour en faciliter la commercialisation, en particulier dans les quartiers d’affaires traditionnels. Selon les secteurs géographiques et le type de surfaces, les avantages commerciaux sont plus conséquents que fin 2008. Ils sont plus ou moins importants et dépendent surtout de la négociation accordée sur le facial.


Marché des investissements en France, Antoine Derville, Président CB Richard Ellis Capital Markets


Avec 670 millions d’euros transactés en France au 1er trimestre 2009, le marché de l’investissement en immobilier d’entreprise banalisé enregistre sa plus mauvaise performance trimestrielle de ces 10 dernières années. Le trou d’air anticipé pour le début 2009 a donc bien eu lieu et la correction est extrêmement sévère. Les acteurs internationaux ont quasiment déserté le marché. La situation de blocage perdure, les vendeurs n’ayant toujours pas actél’intégralité du repricing et les acquéreurs anticipant la poursuite de la spirale baissière. Les financements sont toujours absents. Aussi, aucune signature supérieure à 80 millions d’euros n’a été recensée et plus de 80 % des deals n’ont pas dépassé les 15 millions d’euros. Dans ce contexte, les rares transactions se concentrent sur les régions ainsi que sur de petits actifs parisiens. Et les taux de rendement « prime » continuent leur remontée, pour s’établir à

6,25 % pour les bureaux dans Paris QCA..