23
Novembre
2011
|
00:00
Europe/Paris

L’obsolescence du parc tertiaire : un enjeu majeur des années à venir

[ Cette étude a été réalisée par CB Richard Ellis avec l’IFOP pour le compte de CBRE Global Investors ]


 


En France, une entreprise sur deux considère que l’obsolescence des immeubles de bureaux impacte la qualité de travail des salariés.


Pourtant, cette problématique est encore très peu prise en compte par les dirigeants des entreprises. Au regard du coût d’un salarié en France, l’efficacité des salariés à leur poste de travail va devenir un enjeu majeur pour les années à venir.


CB Richard Ellis a réalisé une étude qualitative avec l’IFOP auprès des entreprises utilisatrices. L’objectif : mieux cerner la perception que les utilisateurs ont de la notion d’obsolescence de leurs locaux tertiaires et mieux comprendre leurs besoins.


L’analyse des réponses apportées par les entreprises interrogées permet de dresser plusieurs constats :



  • L’insatisfaction liée à l’état des bureaux se focalise sur les éléments très visibles ou impactant les charges de consommation


Les éléments les plus mal notés sont les équipements les plus directement visibles ou ressentis et générateurs de coûts financiers pour les utilisateurs (liés à leurs consommation énergétique et d’eau notamment) : la climatisation, les installations de chauffage, les sanitaires,  les ouvrants (portes, fenêtres et stores). A l’inverse, les répondants ont souligné le bon état de la détection incendie, équipement de sécurité, ainsi que des éléments émanant de leur responsabilité directe lors de leur installation, tel que le réseau informatique et de télécommunications.


Par ailleurs, les utilisateurs d’immeubles obsolètes regrettent l’absence de certaines prestations relevant des standards minimum de confort ou de technicité modernes comme les faux planchers, les espaces verts, la climatisation ou encore les ascenseurs.


Les critères relatifs aux qualités environnementales ou encore à l’accessibilité sont moins évoqués dans l’étude alors que l’impact est pourtant plus important et couteux pour les entreprises.


L’inconfort généré est source de démotivation et de stress des salariés.



  • L’obsolescence véhicule aussi une mauvaise image de l’entreprise


Un lien s’établit entre le manque d’esthétisme des immeubles et l’obsolescence des locaux. Aujourd’hui, tant les clients que les salariés d’une entreprise sont particulièrement sensibles à l’image que véhicule leurs bureaux. Cette évolution transparait dans le choix des nouveaux sites de nombreuses sociétés qui en font  un outil de rétention des profils à fort potentiel, un atout majeur pour attirer de nouveaux candidats et dans certains cas un axe de communication sur le développement durable.



  • Un problème d’agencement de l’espace de travail


L’obsolescence peut aussi engendrer un problème d’agencement de l’espace de travail : la structure des locaux anciens (hauteur sous plafond, configuration des plateaux…) est souvent jugée inadaptée aux modes actuels d’organisation des espaces de travail et influe sur l’image interne et externe des entreprises.



  • Les utilisateurs associent bâtiment obsolète et bâtiment énergivore, jusqu’à même surévaluer le montant des charges liées aux consommations énergétiques


Si dans les faits la part des fluides (eau et énergie) représente entre 17 % et 32 % des charges locatives, les utilisateurs l’estiment en moyenne à 54 %. Ils sont mêmes 1 sur 3 à penser qu’elle représente plus de 80 % !


Toutefois, l’obsolescence a bel et bien une incidence sur les charges puisqu’elle entraîne dans 77 % des cas une note de diagnostic de performance énergétique inférieure ou égale à E.


Les utilisateurs, en plus des charges trop élevées, dénoncent également les défauts de conformités au sein de leurs immeubles obsolètes, sans toutefois qu’aucun projet de remise aux normes ne soit envisagé.


D’après l’étude, 84% d’entre eux savent que leur site ne pourra pas s’adapter à l’évolution de leur entreprise…


Plus d’informations sur l’étude :


Détails techniques : 1000 entreprises contactées, 116 ont répondu ne pas occuper de site obsolète et 41 ont répondu entièrement à un questionnaire composé de 40 questions relatives aux signes de l’obsolescence, aux critères de qualité technique perçue, aux critères environnementaux et de qualité au travail, aux critères de charges et à l’adaptation du site à l’évolution.


L’étude complète est disponible sur demande et les porte-parole de CB Richard Ellis sont à votre disposition pour la commenter.