05
Mars
2010
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00:00
Europe/Paris

Les loyers de bureaux européens et asiatiques se stabilisent

Les effets de la crise économique sur la demande de bureaux ont divergés entre les principaux marchés de bureaux en 2009 et on note désormais des différences significatives de leurs caractéristiques locatives, selon l’étude CB Richard Ellis New Global Rental Cycle. Dans la quasi-totalité des marchés immobiliers européens et asiatiques baissent moins fortement voire même se stabilisent. Cette tendance devrait se poursuivre à mesure que la demande placée progresse et la vacance s’atténue en 2010. Par contre, la plupart des marchés aux Etats-Unis, à l’exception de New York, sont plus en retrait dans le cycle des loyers et devrait subir d’autres baisses de loyers.



Les prévisions économiques pour 2010 sont plus optimistes que l’année dernière et l’économie mondiale devrait retrouver la croissance, selon l’étude de CBRE. Cette prévision de croissance globale masque des modèles de reprise très disparates : la plus forte croissance est attendue dans la région Asie-Pacifique et la plus faible en Europe.


Ray Torto, économiste en chef de CBRE, explique : “A Hong Kong et dans le West End de Londres, les loyers “prime” ont probablement atteint le bas du cycle fin 2009 et devraient se stabiliser ou commencer à augmenter au cours des prochains trimestres. Ailleurs en Europe ou en Asie, certains marchés continuent de voir leurs loyers baisser, comme à Paris ou à Singapour, avec, des baisses de 4% et 10% respectivement sur le trimestre. Cependant, nous prévoyons un ralentissement général des baisses de loyers à mesure que la demande exprimée et la vacance se stabilisent voire même s’améliorent en 2010”.


Les principaux marchés nord-américains continuent d’être en retard par rapport à leurs homologues européens et asiatiques, avec une baisse significative des loyers prévue (par CBRE) dans plusieurs villes en 2010 en raison de la faiblesse de la demande. A Toronto en particulier, les loyers ont baissé de 16 % depuis juin et devrait connaître une baisse des loyers au cours de l’année, poussée par une croissance des locaux vides, les locataires se relogeant dans des immeubles plus récents.


L’écart se creuse entre les marchés de bureaux car l’offre et la demande locales influencent l’importance et la nature de la reprise. Des signes économiques positifs vont apparaître en 2010 et entraîner une stabilité accrue des occupants. Cependant, les perspectives globales restent inégales. La demande de bureaux continue d’être en décallage avec l’économie et de nombreux marchés vont sûrement subir des destructions d’emplois avant que la reprise ne se confirme”, conclu Torto.