Paris,
06
Octobre
2015
|
10:05
Europe/Paris

Les directeurs de CBRE réagissent à la parution des indicateurs de marché du 3ème trimestre 2015 par Immostat

Au cours du 3ème trimestre 2015, l’activité sur le marché francilien s’est améliorée avec 
568 300 m² placés, portant le total depuis le début d’année à 1,5 million de m². La baisse des volumes placés par rapport à l’an dernier et à la moyenne sur 10 ans est ainsi ramenée à respectivement - 6 % et - 13 %.


Après un 1er semestre décevant, les transactions > 5 000 m² ont été plus nombreuses au cours de l’été avec 15 signatures dont 3 > 20 000 m², la baisse des volumes restant toutefois conséquente sur un an (- 30 %) et par rapport à la moyenne sur 10 ans (- 37 %). Le créneau 0 - 1 000 m² poursuit sa bonne dynamique (+ 12 % sur un an), les surfaces 1 000 m² - 
5 000 m² progressent de + 10 % à la faveur d’un marché parisien très actif (+ 33 %).


Ces résultats, certes en progression, sont encore le reflet d’une situation économique compliquée venant contraindre les entreprises dans leurs choix et décisions immobilières. L’attentisme et la prudence s’imposent très souvent chez les utilisateurs, les propriétaires tentant de s’en accommoder avec en outre des niveaux d’avantages commerciaux consentis très élevés. La concurrence des renégociations reste quant à elle aussi vive. Dans ce contexte, la demande placée devrait atteindre le niveau convenable de 2 millions de m² en 2015. La baisse de l’offre immédiate sur le trimestre, à la faveur notamment de l’écoulement progressif de l’offre de qualité, laisse quant à elle apparaître des situations de sous-offre dans certains secteurs qui pourraient permettre, à terme, aux avantages commerciaux de refluer.
commente Roman Coste, Directeur Général Agency commente au sujet du marché des bureaux franciliens
Sur les 9 premiers mois de l’année, près de 14,2 milliards d’euros d’engagements en immobilier d’entreprise banalisé (dont 11,5 milliards en Ile-de-France) ont été recensés. Après un 2ème trimestre décevant, l’été a été très actif, comme nous l’attendions, avec 6,7 milliards d’euros échangés, ce qui en fait le meilleur 3ème trimestre enregistré depuis 2007. Les volumes ne connaissent donc plus qu’un retard d’environ 1 milliard d’euros comparativement à la même période l’an passé, ce qui laisse à penser que la barre des 20 milliards d’euros d’engagements sera très probablement dépassée d’ici la fin de l’année. Ces résultats attestent de la vigueur du marché de l’investissement, surtout que sa structure apparaît aujourd’hui beaucoup plus équilibrée que l’an passé, où le poids des mega-deals avait gonflé quelque peu artificiellement les échanges. Le contexte est donc resté hyper-concurrentiel, notamment chez les investisseurs français qui ont ces derniers mois fait pour bonne partie le marché. Ils se sont montrés particulièrement agressifs sur les taux de rendement des actifs très qualitatifs, à tel point que nous estimons le « prime » parisien désormais à 3,30 % et proche voire sous la barre des 4 % pour les meilleures localisations du Croissant Ouest.
a ajouté Nicolas Verdillon, Directeur Capital Markets