15
Mars
2010
|
00:00
Europe/Paris

La fenêtre de tir pour les utilisateurs de bureaux dans la région EMEA va se refermer

La position de force des locataires devrait bientôt toucher à sa fin


avec le redémarrage du marché


 


Les utilisateurs de bureaux sur plusieurs marchés européens, moyen-orientaux et africains (EMEA) sont toujours en position de force pour obtenir des conditions favorables des propriétaires, selon la dernière étude CB Richard Ellis sur le marché de bureaux.Malgré le fait que les loyers se stabilisent sur plusieurs marchés principaux, les propriétaires offrent toujours des avantages commerciaux intéressants. Face à des propriétaires réticents à l’idée de perdre des locataires et voulant éviter les risques de vacance, les grands occupants, qui représentent une part significative du portefeuille des propriétaires, sont en position de force dans les négociations.


Cependant, avec des loyers qui commencent à atteindre un plancher, cette situation est très instable et les locataires pourraient ne pas voir leur avantage perdurer. Bien que les loyers à travers la région EMEA continuent de diminuer, ce déclin ralenti. L’indice des loyers de bureaux EU-27de CB Richard Ellis a baissé de seulement 1 % au 4ème trimestre 2009, pour une baisse annuelle de 9,2 %.Considérés localement, les tendances locatives sont inégales.Londres est à la tête de la zone EMEA en ce qui concerne la reprise du marché locatif à fin 2009 et les loyers de la City de Londres ont augmenté de 3,5 % au 4ème trimestre. De nombreux autres marchés, tels que Paris, Berlin et Stockholm, connaissent un ralentissement de la baisse des loyers.


Matt Pullen, directeur EMEA de Global Corporate Services a déclaré : “La réduction des coûts, la rationalisation et la renégociation restent les principaux facteurs de l’activité locative dans de nombreux marchés. Malgré une croissance des loyers à Londres et la stabilité sur plusieurs autres marchés de la région EMEA, les opportunités de négocier des conditions plus favorables persistent. Elles pourraient cependant bientôt être amenées à se résorber et doivent donc être actées rapidement. La plupart des marchés de la région devrait connaître une demande stable ou en augmentation en 2010”. Suite à l’arrêt des lancements en blanc en France, le risque de rareté pour des produits de qualité est devenu réel. Les délais de construction ne permettant plus désormais d’empêcher un  « passage à vide » entre 2011 et 2012, induisant une concurrence possible entre utilisateurs sur ces grands programmes


Le niveau de vacance global continue d’augmenter mais dans des proportions moindres sur de nombreux marchés. Cette situation est liée à la faiblesse de la demande placée, limitant ainsi les programmes de bureaux et dans certains cas, a suscité la conversion de bureaux en hôtels ou logements. Les taux de vacance de plusieurs villes importantes ont typiquementgagné un ou deux points au cours de l’année 2009.Cependant, certains marchés comme Londres et Milan, commencent à voir leur taux de vacance diminuer et la disponibilité des grands immeubles de bonne qualité dans les quartiers centraux reste limitée.La demande est encore fragile mais montre des signes de consolidation. Le second semestre 2009 a généré des niveaux plus élevés de demande placée que le premier, et le 4ème trimestre a été le trimestre le plus actif de l’année en terme de demande placée.


Richard Holberton, Directeur de la Recherche EMEA de CBRE, dit : “Malgré des signes positifs de reprise perçus à Paris et à Londres, les tendances de demande placée varient d’un marché à l’autre et la demande placée européenne a diminué de 30 % en 2009 par rapport à 2008. L’amélioration de l’activité au 4ème trimestre 2009 sur des marchés tels que Madrid a souvent résulté de facteurs isolés, comme le besoin de conclure des transactions avant la fin de l’année ou dans le cadre d’une diminution des coûts”.


Il ajoute : “La livraison de nouveaux bureaux diminuera en 2010 voire même plus en 2011, ce qui réduira le choix de grandes surfaces et relancera la pré-commercialisation sur certains marchés. La mesure dans laquelle cette perspective va affecter l’équilibre du marché dépendra de l’ampleur de la reprise de la demande. Certains marchés de bureaux EMEA semblent en revanche peu enclins à satisfaire une hausse de la demande sur les 2 prochaines années sans augmenter les loyers”.


Pour des informations complémentaires, vous pouvez lire :


CB Richard Ellis EMEA Office Occupier MarketView Q4 2009


CB Richard Ellis EMEA Office MarketView Q4 2009


Disponible sur www.cbre.eu