07
Janvier
2014
|
00:00
Europe/Paris

CBRE : « Suite à la parution des indicateurs de marché du 4ème trimestre 2013 par Immostat, les directeurs de CBRE réagissent. »

Nicolas Verdillon, Directeur (Capital Markets) a déclaré :


« Nous avons recensé pour la France entière près de 15,4 milliards d’euros d’engagements en immobilier d’entreprise banalisé en  2013. Il s’agit d’un volume en légère progression par rapport au chiffre 2012 que nous annoncions l’an passé à la même époque. Malgré un marché compliqué qui a conduit certaines transactions attendues pour la fin de l’année à glisser sur 2014, l’activité au 4ème trimestre, en recul par rapport aux 2 années passées, est restée soutenue avec notamment d’importantes signatures en commerces. Mais le marché n’a pas pour autant montré sa pleine capacité, en raison de l’inadéquation entre les très importants capitaux déclarés disponibles et l’offre proposée. Un déséquilibre qui tient les valeurs des actifs « prime », avec des rendements pour les meilleurs pieds d’immeubles commerciaux sous les 4 %, et qui incite les acheteurs potentiels d’actifs « core » à assouplir leurs critères d’investissement. Pour preuve, ces actifs « core », sécurisés et localisés dans les meilleurs quartiers, n’ont représenté en 2013 qu’environ un tiers des volumes investis, contre 55 % en 2012. Et à l’inverse, les investissements « à valeur ajoutée », dont le volume a été multiplié par 3, ont pesé près d’un tiers des engagements en 2013. »


Roman Coste, Directeur Général (Agency) commente au sujet du marché des bureaux franciliens :


« On s’en doutait depuis déjà plusieurs mois avec le report de certains grands mouvements et la forte concurrence des renégociations, la demande placée affiche un recul important dans un climat toujours pesant.


3 faits attirent particulièrement mon attention :



  • Les grands absents de 2013 sont les très grands mouvements : aucune transaction > 40 000 m² n’a été recensée contre 6 en 2012. Cela pèse inévitablement sur les volumes.

  • L’activité du créneau 1 000 m² – 5 000 m² a connu une légère progression.

  • Paris Centre Ouest et le Croissant Ouest ont tiré leur épingle du jeu, profitant à des degrés divers d’une localisation centrale appréciée et de loyers compétitifs suite aux efforts consentis par les propriétaires.

  • Si un retour de la confiance demeure fondamental, un effet de rattrapage en 2014 est plus qu’envisageable. Associée à des valeurs économiques actuellement basses, l’offre immédiate de bonne qualité (22 % des surfaces vacantes sont neuves / restructurées) devrait favoriser les opportunités de mouvement et mettre de l’huile dans les rouages. »


Didier Malherbe, Directeur Général Adjoint (Global Logistic Services) :


« L’activité logistique (entrepôts > 5 000 m²) a connu un rebond en 2013, après une année 2012 en fort repli. Ce sont essentiellement les clés-en-main réalisés en régions qui ont animé le marché, faute d’offres de qualité disponibles. Ils représentent plus de la moitié de la demande placée en 2013. La commercialisation des bâtiments existants est restée inférieure aux attentes, en raison d’une évolution sensible des besoins des utilisateurs, auxquels ne répond plus une grande partie du parc. Ces nouveaux enjeux liés à l’explosion du e-commerce et aux contraintes environnementales se traduisent par une logistique de flux, flexible et parfois mutualisée, nécessitant de grandes plateformes « ultra performantes ». Le marché francilien, moins en phase avec ces critères et pénalisé par une forte fiscalité, se trouve donc encore impacté en 2013. Les permis de construire en cours d’instruction, plus importants que début 2013, laissent espérer une meilleure année 2014 en termes de volumes commercialisés. Mais cela risque encore de générer une hausse du stock disponible de seconde main. »