07
Octobre
2009
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00:00
Europe/Paris

CB Richard Ellis commente les derniers chiffres Immostat

Suite à la parution des dernières données Immostat sur le marché francilien des bureaux, Marc-Henri Bladier, directeur de la ligne de produit Bureaux chez CB Richard Ellis France, commente : « Nous nous attendions à ces résultats en termes de volumes commercialisés, certes pas catastrophiques, mais avec une absorption nette clairement négative. Les tendances actuelles vont se poursuivre au moins jusqu’à mi-2010 car même si la récession semble se terminer, nous ne sommes pas encore sortis de la crise. La plupart des entreprises continuent de souffrir et n’envisagent pas de croissance des effectifs ou des chiffres d’affaires à moyen terme. La chasse aux coûts reste de mise. L’impact des renégociations devrait toutefois s’essouffler et nous comptons sur une solidification de la demande d’ici la fin de l’année. Suite à l’arrêt des lancements en blanc, nous avons vu le stock futur certain diminuer progressivement, avec dorénavant un creux anticipé pour 2011… Ce phénomène ne doit pas occulter la progression du stock immédiat qui se poursuit, notamment sous l’effet de libérations. Selon nous, le taux de vacance devrait plafonner autour de 8 % d’ici un an. En tout état de cause, la baisse des loyers va continuer de se propager en Ile-de-France. A l’image de l’Est, des secteurs jusque là épargnés enregistrent leurs premiers ajustements. Ce phénomène de diffusion progressive de la baisse des loyers va certainement générer temporairement des incohérences dans la hiérarchie des localisations : certains secteurs de 1ère Couronne pouvant se retrouver moins chers que la 2ème Couronne… ».


Coté investissement, le point bas en termes de volume a bel et bien été atteint au 1er trimestre 2009. Antoine Derville, directeur Capital Markets chez CB Richard Ellis France, analyse : « Nous sentons depuis la rentrée une volonté retrouvée de la part des investisseurs. Même si les stratégies sont quasi exclusivement tournées vers les actifs sécurisés, le 3ème trimestre a vu la réalisation de belles opérations avec le retour à une croissance des volumes. Certes la baisse des prix n’est pas terminée en moyenne mais pour les secteurs centraux, les taux sont dorénavant stabilisés. Nous enregistrons même la réapparition d’une certaine concurrence sur les bons produits. La fourchette des taux devraient toutefois continuer à s’élargir pour les produits et localisations « secondaires ». Les conditions d’accès à la dette restent bien évidemment déterminantes et malheureusement encore très difficiles. Il faudra donc encore plusieurs trimestres avant de retrouver une vraie fluidité sur ce marché. La fin de l’année sera certainement un peu plus active. Nous anticipons un volume d’engagements de l’ordre de 6 milliards d’euros pour la France en immobilier d’entreprise ».